Interview exclusive d’Olivier Guégan
Publié le 25 août 2009
Découvrez l’entretien avec Olivier Guégan qui nous parle du début de saison du Stade de Reims, de sa carrière et de son avenir.
Olivier Guégan, comment se passe votre début de saison ?
On a eu un début de saison assez difficile avec cette défaite en Coupe de la Ligue et le début de championnat difficile. On reste sur 2 victoires avec une victoire contre Troyes qui reste notre match référence donc il faut continuer sur cette lancée et perdurer cette dynamique de victoire que l’on a enclenchée.
Quel a été votre parcours depuis votre départ de Reims ?
Après Reims, je suis parti en National à Angers puis en Ligue 2 où j’y suis resté 3 ans. Ensuite j’ai joué 5 années en Ligue 2 à Brest. Au final, j’ai effectué des saisons plus ou moins bonnes, mais dans de bons clubs. Enfin, aujourd’hui, je suis à Reims où je suis très content de faire mon retour.
Pourquoi avoir décidé de revenir au Stade ?
Je restais sur de très bons souvenirs suite à ma saison au Stade de Reims en 2000-2001. On avait fait un bon parcours en Coupe jusqu’en un quart de finale à Amiens et un bon parcours en championnat avec notamment une bonne fin de saison où ça s’était joué à rien pour la montée en Ligue 2. On était avec une bande de copains que ce soit avec Noro, Ducourtioux, Tingry,… on avait enclenché une dynamique qui était intéressante et on avait passé une très belle saison.
L’idée de pouvoir faire profiter de votre expérience à un groupe jeune vous a sans doute séduite ?
C’est l’objectif de redonner ce que j’ai appris de part mon parcours. Après, pour pouvoir donner des conseils, il faut être irréprochable dans son travail que ce soit sur le terrain ou en dehors, ce que j’essaye d’être. Ce qui est intéressant c’est qu’il y a un bon groupe de jeunes joueurs qui ont soif d’apprendre donc si je peux donner quelques conseils c’est avec plaisir que je le fais.
Vous avez connu une montée en Ligue 2 avec Angers, quelles sont les clés pour être dans les 3 premiers ?
La priorité est l’état d’esprit, il faut savoir que le championnat National est un championnat difficile où il y a de l’engagement, des duels, de l’impact physique donc il faut être prêt mentalement, c’est notamment ce qu’on a vu lors des premiers matchs. Il faut être solide défensivement, ne pas prendre de buts, densifier le milieu de terrain pour rassurer un peu tout le monde sur le terrain. Après, l’important c’est se caler en haut du classement pour être à portée de fusil et ne pas se laisser décrocher, mais on a toutes les qualités pour y être notamment sur le papier. Maintenant, il va falloir le prouver sur le terrain.
Vous avez bientôt 37 ans, comment voyez-vous votre reconversion lors des années à venir ? Vous souhaiteriez poursuivre à Reims ?
Je passe actuellement mes diplômes d’entraîneur, je prépare mon DEF. Mon objectif est de prendre une équipe au terme de ma carrière, une équipe de jeunes ou une réserve si le projet est bon, mais j’aimerai bien prendre une équipe de séniors car c’est l’objectif, on travaille pour atteindre cet objectif. Je veux rester dans le monde du foot, j’y suis depuis toujours, à l’âge de 16 ans j’étais au centre de formation à Angers, j’ai eu un parcours assez correct durant ma carrière.
Je pense que dans un premier temps ça se passera au Stade, après dans le football on n’est jamais sûr de rien, on est souvent amené à bouger.
Mais, pour le moment, la priorité est la montée en Ligue 2, de faire une bonne saison cette année et après on avisera au mois de mai ou juin l’année prochaine. Après, je ne sais pas encore si c’est ma dernière saison en tant que joueur, tant que j’ai les jambes et que ça se passe bien, que je peux rendre service. Je n’ai pas eu de graves blessures dans ma carrière donc c’est vrai que ça aide à poursuivre.
Quel est le meilleur souvenir de votre carrière ?
Mon meilleur souvenir est la montée en Ligue 1 avec Angers. On est monté avec Martigues à l’époque où il y’avait 2 poules en Division 2 en 1993. J’étais un jeune joueur, j’étais stagiaire pro et j’avais fait un match contre Tours. J’avais côtoyé des grands joueurs : Laurent Viaud, Cédric Daury l’entraîneur du Havre (qui a joué à Reims), le gardien de but Jean-Marie Aubry…que des bons joueurs qui ont fait une très belle carrière. C’est certainement l’un de mes meilleurs souvenirs.
Quels entraîneurs vous ont le plus marqués ?
Je ne vais pas en sortir un plus qu’un autre car ils apportent tous quelque chose. Après, c’est vrai qu’on a plus d’atomes crochus avec certains, mais on apprend toujours des entraîneurs quels qu’ils soient, que ce soit dans l’animation, les tactiques, etc. On doit prendre ce qu’il y a à prendre chez eux et essayer à l’avenir de le reproduire.
Un petit mot pour les supporters du Groupement Officiel des Supporters du Stade de Reims.
C’est vrai qu’on a eu un début de saison difficile, le club reste sur une année perturbée donc le groupe est un peu revanchard. Moi j’arrive et on sait qu’il y’a une grosse attente ici. Une saison ça se gagne avec tout un club, ce n’est pas seulement les 11 sur le terrain ou les 16, c’est un engouement. On l’a vu vendredi quand on a gagné face à Troyes, on sent qu’il y a une communion, on voit qu’il y avait 9000 spectateurs pour un club de National c’est extraordinaire. On sait qu’on a besoin d’eux et que quand ils sont derrière nous ce n’est pas la même chose que lorsqu’ils sont contre nous comme lors des 2 premiers matchs de championnat. C’est un peu le lot des clubs où il y’a une grosse attente, à Brest c’était la même chose, ce sont des clubs qui vivent et c’est vrai que c’est plus intéressant de jouer dans un stade où on sent que ça pousse que ça soit positif ou négatif mais au moins ça vit.
Le mot d’ordre est qu’on a besoin d’eux, on sait qu’ils le savent donc il faut rester solidaire, groupé, on sait qu’on aura des moments difficiles dans la saison mais c’est dans ces moments là qu’on aura vraiment besoin d’eux.
Merci à Olivier Guégan et Jean-Claude Sikorsynski pour avoir permis la réalisation de cette interview.
Interview réalisée par Kévin Briest.



Bravo Kevin pour cet interview
Jérôme
Merci Jérôme